Actualités https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/ Mon, 07 Sep 2026 07:21:12 +0200 Joomla! - Open Source Content Management fr-fr Auto neuve : la LOA encadrée dès le 20 novembre https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2026-aout/auto-neuve-la-loa-encadree-des-le-20-novembre.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2026-aout/auto-neuve-la-loa-encadree-des-le-20-novembre.html Client et vendeur en concession examinant une offre de leasing

La location a pris le dessus sur l’achat de voitures neuves en quelques années, au point de marginaliser le crédit auto. Une réforme du crédit conso va toutefois resserrer les règles de la LOA, tandis que la LLD progresse.

]]>
Août 2026 Fri, 14 Aug 2026 04:32:24 +0200
LOA, LLD : la location domine l’auto neuve depuis 2022 https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2026-aout/loa-lld-la-location-domine-lauto-neuve-depuis-2022.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2026-aout/loa-lld-la-location-domine-lauto-neuve-depuis-2022.html Client en concession signant un contrat de location auto

En moins d’une décennie, le marché de la voiture neuve a basculé vers la location. Les chiffres d’AAA Data montrent une progression continue du leasing, alors qu’une réforme du crédit conso va encadrer davantage la LOA à partir du 20 novembre.

]]>
Août 2026 Thu, 06 Aug 2026 04:32:08 +0200
Crédit conso : le « conseil » bancaire bientôt encadré https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2026-juin/credit-conso-le-conseil-bancaire-bientot-encadre.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2026-juin/credit-conso-le-conseil-bancaire-bientot-encadre.html Client et conseiller bancaire en agence, documents de crédit sur la table

Entre les slogans publicitaires et le droit, le rôle du conseiller bancaire en matière de crédit à la consommation reste limité. Une réforme issue de la directive européenne DCC 2 doit clarifier, d’ici au 20 novembre 2026, ce qui relève du conseil… et de la simple vente.

]]>
Juin 2026 Tue, 09 Jun 2026 04:32:43 +0200
Crédit conso : nouvelles règles pour des pubs plus lisibles https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2026-mai/credit-conso-nouvelles-regles-pour-des-pubs-plus-lisibles.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2026-mai/credit-conso-nouvelles-regles-pour-des-pubs-plus-lisibles.html Panneau publicitaire et smartphone illustrant une offre de crédit conso

À partir du 20 novembre, la réforme du crédit à la consommation renforce les exigences applicables aux publicités d’emprunt. Objectif : rendre les messages plus clairs, tout en laissant subsister un point de droit sur la place réelle des mentions obligatoires.

]]>
Mai 2026 Mon, 25 May 2026 04:17:11 +0200
Crédit conso : ce que corrige l’ordonnance du 2 décembre https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2026-fevrier/credit-conso-ce-que-corrige-lordonnance-du-2-decembre.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2026-fevrier/credit-conso-ce-que-corrige-lordonnance-du-2-decembre.html Client et vendeur examinant des conditions de financement en magasin

Le Gouvernement a adopté le 2 décembre une ordonnance « rectificative » qui complète celle du 3 septembre sur le crédit à la consommation. Objectif : finaliser la transposition d’une directive européenne du 18 octobre 2023 et sécuriser plusieurs points techniques, sans bouleverser les règles pour les emprunteurs.

]]>
Février 2026 Fri, 13 Feb 2026 06:32:49 +0100
Le leasing social des automobiles électriques a toujours la cote https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2026-janvier/leasing-social-automobiles-electriques-toujours-cote.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2026-janvier/leasing-social-automobiles-electriques-toujours-cote.html Femme heureuse recevant les clés de voiture chez le concessionnaire

Les 50 000 aides prévues pour l’édition 2025 du dispositif de location de véhicules électriques à prix réduit ont été épuisées avant la mi-janvier 2026. En un peu plus de 90 jours, ce coup de pouce pour la transition écologique de la mobilité a séduit une large part de ménages, essentiellement ruraux. Les voitures françaises figurent en tête des commandes.

]]>
Janvier 2026 Wed, 28 Jan 2026 08:56:04 +0100
Les aides existantes pour financer des projets de rénovation énergétique dans un logement https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-decembre/aides-existantes-financer-projets-renovation-energetique-logement.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-decembre/aides-existantes-financer-projets-renovation-energetique-logement.html projets de rénovation énergétique dans un logement

Avec l’arrivée de l’hiver, de nombreux foyers doivent faire face à des habitations insuffisamment protégées contre le froid. Plusieurs dispositifs d’aide existent pour accompagner les propriétaires dans des rénovations permettant d’améliorer le confort et de réduire la consommation. Ces solutions de financement couvrent différents types de travaux et s’adressent aux logements individuels comme collectifs.

]]>
Décembre 2025 Thu, 27 Nov 2025 07:33:52 +0100
Les règles relatives au découvert bancaire vont changer à l’automne 2026 https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-novembre/regles-relatives-decouvert-bancaire-vont-changer-automne-2026.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-novembre/regles-relatives-decouvert-bancaire-vont-changer-automne-2026.html Découvert bancaire

Le découvert fait partie des solutions plébiscitées par les Français pour maintenir leur trésorerie à flot. De nombreux ménages y recourent systématiquement. Une réforme du cadre réglementaire de cette pratique va toutefois entrer en vigueur en France à partir du 20 novembre 2026. Elle concernera essentiellement le traitement des facilités de caisse et leurs modalités d’octroi.

]]>
Novembre 2025 Fri, 07 Nov 2025 07:38:43 +0100
Crédit à la consommation : les six mesures phares qui vont modifier vos habitudes d'emprunt en 2026 https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-novembre/credit-a-la-consommation-six-mesures-phares-vont-modifier-vos-habituudes-d-emprunt-en-2026.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-novembre/credit-a-la-consommation-six-mesures-phares-vont-modifier-vos-habituudes-d-emprunt-en-2026.html Crédit à la consommation : les six mesures phares qui vont modifier vos habitudes d'emprunt en 2026

L’essentiel à retenir

  • Périmètre élargi : Les nouvelles règles s'appliqueront du premier euro jusqu'à 100 000 euros, incluant de nouveaux produits comme le paiement fractionné et les mini-crédits.
  • Vérification renforcée : Les prêteurs auront l'obligation de procéder à une « étude minutieuse » de la solvabilité de l'emprunteur et de consulter le Fichier des Incidents de Remboursements des Crédits aux Particuliers (FICP).
  • Publicité plus claire : Le message d’avertissement changera pour devenir : « Attention ! Un crédit coûte de l'argent et doit être remboursé ».
  • Information détaillée : L'offre finale et la fiche préalable normalisée (FIPEN) devront être plus précises et expliquées de vive voix par le banquier.
  • Accompagnement obligatoire : En cas d'incident, les prêteurs devront proposer des solutions (rééchelonnement, étalement) et orienter les clients vers des services de conseils.
  • Nouveau pouvoir de sanction : Le contrôle et les sanctions seront désormais confiés à la DGCCRF, ce qui devrait avoir un impact dissuasif plus important sur les mauvaises pratiques.

L’Europe durcit le ton pour protéger les ménages

Une nouvelle ordonnance relative au crédit à la consommation, publiée le 4 septembre, prévoit de nombreuses modifications de la réglementation et entrera en vigueur le 20 novembre 2026. La France n'avait qu'une faible marge de manœuvre, ce texte ayant pour but de transposer une directive européenne datée du 18 octobre 2023. L'objectif principal de cette adaptation est de « limiter les dérives, mieux protéger les consommateurs, et ainsi réduire les risques de surendettement ».

Bien que cette réforme ne soit pas jugée « aussi colossale que l'était la Loi Lagarde en 2010 », elle apporte des « évolutions logiques, des reprécisions, des ajouts ». Ces changements sont cruciaux, d'autant que la part des dettes à la consommation chez les ménages surendettés a atteint 43 %, en hausse de trois points sur un an, avec 134 803 dossiers déposés en 2024, soit une augmentation de 10,8 % par rapport à 2023.

Des avertissements publicitaires plus assertifs

L'ordonnance introduit une modification symbolique, mais significative, de la formule d'avertissement obligatoire dans les publicités. Le message « Un crédit vous engage et doit être remboursé » est remplacé par « Attention ! Un crédit coûte de l'argent et doit être remboursé ».

Selon les experts, cette nouvelle formulation est plus assertive et met en évidence le fait qu'un crédit représente une « dépense » et non une « ressource ».

De plus, les messages publicitaires devront maintenant intégrer des exemples et des éléments explicatifs. Cela signifie que les publicités devront « décomposer ce qui est proposé » en détaillant les mensualités, le taux, le type de crédit et l'engagement. L'accent sera mis sur le Taux Effectif Global (TAEG). Cette obligation de présentation doit également s'adapter aux différents supports, mettant fin aux « petites lignes » invisibles sur les smartphones.

Le contrôle de la solvabilité devient une obligation minutieuse

Finie la signature rapide des dossiers de prêt. À partir de novembre 2026, les prêteurs devront réaliser « une étude minutieuse de la solvabilité du demandeur ». Bien que les modalités exactes des justificatifs restent à définir par décret, l'intention est de permettre aux organismes d'évaluer les revenus, les dépenses courantes, et potentiellement le patrimoine, afin d'apprécier le reste à vivre et la capacité de remboursement des emprunteurs. Ce changement est important, car auparavant, l'information sur la solvabilité n'était pas standardisée.

En outre, la directive imposera au créancier, avant tout accord, de consulter le FICP (fichier des incidents de remboursements). Des exceptions à cette consultation sont toutefois prévues pour les crédits de moins de 3 mois, les crédits « sans frais », et les montants inférieurs à 201 euros.

Ces précautions visent à « limiter les excès dans l'accès au crédit des ménages », car de nombreuses situations de surendettement résultaient d'une vérification insuffisante de la solvabilité. Bien que cela puisse restreindre l'accès au crédit pour les personnes les moins aisées, cela leur permettra aussi de mieux se rendre compte de leurs propres capacités de remboursement.

Le périmètre de la réglementation s'élargit

Une évolution majeure concerne l'élargissement des produits entrant dans le « cadre protecteur » de la réglementation du crédit à la consommation. Actuellement, ce cadre s'applique aux prêts situés entre 200 euros et 75 000 euros.

À la fin de l'année 2026, les règles s'appliqueront désormais « dès le premier euro, et jusqu'à 100 000 ».

Surtout, cette évolution englobera de nouvelles formes de prêts, notamment la location avec option d'achat (LOA) et le découvert bancaire. L'inclusion du paiement fractionné (ou « X fois sans frais ») et des mini-crédits est particulièrement notable. Ces facilités de paiement connaissent une explosion en Europe, mais leur encadrement est jugé « très léger ». Il est fréquent que le consommateur qui paie en trois fois ne soit pas conscient qu'il contracte un crédit, avec toutes les obligations de remboursement que cela implique. Il était donc nécessaire de clarifier et de stabiliser ce marché.

La fédération Crésus souligne cependant que si ces paiements fractionnés peuvent devenir « dangereux quand on commence à en cumuler », ils ne sont pas interdits aux ménages surendettés, ce qui pourrait leur permettre de remplacer un bien indispensable, comme une machine à laver en panne.

Des propositions clarifiées et un devoir de mise en garde

L'ordonnance renforce considérablement l'obligation d'information due aux clients avant la signature d'un contrat. La Fiche Préalable Normalisée à l'Émission de l'Offre (FIPEN) devra être plus précise et mieux expliquer les caractéristiques du crédit, incluant le montant, le type de crédit, les mensualités, le TAEG (intégrant l'ensemble des frais et assurances) ainsi que le droit de rétractation.

De plus, le prêteur ne pourra plus se contenter de remettre le document. Les composantes devront impérativement être « commentées et expliquées à l'emprunteur ».

Enfin, le prêteur sera désormais soumis à « l'obligation légale de mise en garde sur le risque de crédit ».

Un devoir d'accompagner et d'orienter les clients en difficulté

Face aux incidents de paiement, l'ordonnance établit un cadre plus précis pour les banquiers qui leur demandait déjà une forme de « clémence ». Désormais, le prêteur a l'obligation de proposer des solutions comme un rééchelonnement, un étalement, ou l'allongement de la durée du prêt. Si les banquiers étaient encouragés à renégocier, ils ont désormais l'obligation d'aider leurs clients.

En cas de grande difficulté financière, l'orientation vers des services de conseils, notamment des associations spécialisées, devient obligatoire. Par ailleurs, lors des procédures de recouvrement, l'ordonnance protège le consommateur en garantissant que les pénalités de retard ne dépasseront pas les limites autorisées par la réglementation.

Un pouvoir de sanction confié à la répression des fraudes

Un dernier élément notable réside dans le transfert du pouvoir de sanction. Ce pouvoir relèvera désormais de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).

Selon les experts, confier le contrôle à la répression des fraudes va « tout changer ». Auparavant, les sanctions pénales étaient prévues mais très rarement appliquées, et une décision de première instance était exceptionnelle, ce qui ne décourageait pas les mauvaises pratiques. La DGCCRF, étant plus simple à saisir, sera plus susceptible de dresser des procès-verbaux, garantissant ainsi un réel impact dissuasif.

]]>
Novembre 2025 Fri, 31 Oct 2025 16:38:36 +0100
L’édition 2025 du leasing social confirme son succès https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-octobre/edition-2025-leasing-social-confirme-succes.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-octobre/edition-2025-leasing-social-confirme-succes.html Couple dans une voiture

Reconduit pour une année supplémentaire, le dispositif de leasing social offre aux Français à faibles revenus la possibilité de louer une voiture électrique à moindre coût. Comme en 2024, de nombreux candidats ont manifesté leur intérêt et passé commande depuis fin septembre. En moins d’un mois, environ 80 % du quota prévu a été rempli.

]]>
Octobre 2025 Wed, 22 Oct 2025 07:14:05 +0200
Le gouvernement lance la deuxième campagne de leasing social https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-octobre/gouvernement-lance-deuxieme-campagne-leasing-social.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-octobre/gouvernement-lance-deuxieme-campagne-leasing-social.html Fort du succès du leasing social, le gouvernement a décidé de renouveler l’expérience et de lancer une deuxième édition. Sa cible principale reste notamment les ménages aux revenus modestes. Le dispositif a toutefois été révisé dans le but d’atteindre ses objectifs, mais également pour limiter les risques de fraudes lors de l’étude des dossiers.

]]>
Octobre 2025 Fri, 03 Oct 2025 06:29:07 +0200
Crédit à la consommation : optimisez votre financement en choisissant entre souplesse et protection légale https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-octobre/credit-a-la-consommation-optimisez-votre-financement-en-choisissant-entre-souplesse-et-protection-legale.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-octobre/credit-a-la-consommation-optimisez-votre-financement-en-choisissant-entre-souplesse-et-protection-legale.html crédit

Le crédit à la consommation joue un rôle majeur dans l'économie française, fin 2024, il concernait 19% des ménages. Ses encours, qui dépassent les 210 milliards d'euros, représentent plus de 6% du Produit Intérieur Brut du pays.

Ces financements sont essentiels pour la concrétisation de nombreux projets personnels, qu'il s'agisse de l'achat de matériel, de l'amélioration de l'habitat ou de la réalisation d'un événement familial. 

Afin d'optimiser les conditions d'emprunt, il est crucial de comprendre les deux cadres réglementaires principaux qui coexistent, offrant soit une grande flexibilité d'utilisation des fonds, soit une protection juridique renforcée, notamment par l’accès potentiel à des taux préférentiels.

L’essentiel à retenir

  • Taux Préférentiels : Lorsque la demande de crédit est « dédiée » à un projet spécifique (auto, travaux), il est fréquent d'obtenir des taux plus avantageux de la part des organismes de crédit.
  • Deux Cadres de Produit : Les offres se répartissent entre le prêt personnel et le crédit affecté, chacun régi par des règles distinctes.
  • Prêt Personnel (Flexibilité) : L'emprunteur reçoit les fonds directement sur son compte, lui assurant une liberté totale quant à leur utilisation ultérieure. Les banques ne demandent généralement pas de justificatifs post-déblocage for ces prêts.
  • Crédit Affecté (Protection) : Ce produit assure une sécurité renforcée. La somme est versée directement au commerçant, et si l'achat est annulé (rétractation), le crédit l'est également, grâce à la clause de « déchéance du terme ».
  • Stratégie Bancaire : Les grands réseaux bancaires traditionnels privilégient le prêt personnel pour sa « souplesse », tandis que les organismes financiers spécialisés (Cofidis, Cetelem) intègrent plus souvent des offres affectées à leur catalogue.

Deux cadres réglementaires pour deux types de bénéfices

Les offres de crédit à la consommation se déploient dans les agences et sur internet avec une grande variété de présentations commerciales (comme « Prêt auto » ou « Opération vacances ») visant à toucher les emprunteurs pour leurs projets spécifiques. Néanmoins, derrière ces appellations coexistent deux produits aux règles distinctes : le prêt personnel et le crédit affecté.

Le crédit affecté se distingue d'un point de vue réglementaire, car la somme prêtée est « versée directement au commerçant par le prêteur ». L'argent est débloqué uniquement pour l'achat d'un produit ou service spécifique et ne transite pas par le compte de l'emprunteur. Ce système est couramment utilisé dans les financements proposés par certains concessionnaires automobiles ou vendeurs d'équipement de la maison.

Ce cadre légal est particulièrement protecteur, car il intègre la « déchéance du terme », ce qui signifie que le crédit est conditionné à l'achat : si l'achat est annulé (par exemple, en cas de rétractation), le prêt l'est aussi, déchargeant l'emprunteur de toute obligation de remboursement pour un bien non acquis.

Par contraste, le prêt personnel est un produit « classique » où l'emprunteur reçoit l'intégralité des fonds, dont il est ensuite « libre de les utiliser ». Il faut noter qu'une offre présentée comme « prêt travaux » ou « prêt mariage » est, en général, un prêt personnel classique, même si elle utilise une « dénomination marketing » spécifique.

La préférence des prêteurs pour la souplesse

Les grands réseaux bancaires ont tendance à privilégier le prêt personnel. Le Crédit Agricole, par exemple, a indiqué que ses caisses régionales ne proposent pas de crédits consommation affectés, une position partagée par BNP Paribas, qui soutient que ses prêts personnels ne sont pas affectés.

Cette orientation vers le prêt personnel s'explique par une question de « souplesse ». En effet, la réglementation applicable au crédit affecté est plus stricte. Ce sont principalement les organismes financiers spécialisés, tels que Cofidis, Sofinco et Cetelem (souvent détenus par les grands groupes), qui continuent d'intégrer des offres affectées à leur catalogue.

La liberté totale d'utilisation des fonds

Pour l'emprunteur ayant opté for un prêt personnel, la liberté d'utilisation est garantie. Dès lors que l'argent est versé sur son compte, il s'agit d'un crédit personnel. Même si la proposition bancaire mentionne un projet spécifique (comme « auto » ou « maison »), ces mentions relèvent d'« opérations commerciales ».

D’après BNP Paribas, dans le cas d'un prêt personnel, la banque ne demande pas de preuve d'achat. Même pour les produits spécifiques visant des taux bas, tels que ceux dédiés à la rénovation énergétique, l'institution se contente d'« attestations » des clients, sans exiger de « facture ou de justificatif post-déblocage ». La conclusion est claire : l'emprunteur est libre de disposer des fonds comme il le souhaite après le virement.

L'avantage d'une demande « fléchée »

Bien que l'utilisation des fonds soit libre dans un prêt personnel, il est courant d'obtenir un « rabais de quelques dixièmes de points sur les intérêts » lorsque l'emprunteur « flèche » sa demande en mentionnant la destination.

Cette pratique s'explique par l'évaluation du risque par le prêteur. Il est jugé « plus intéressant » pour la banque de connaître la destination des fonds. L'évaluation du risque financier est considérée comme « moindre dans le cadre d'un achat durable » par rapport à un objet non spécifié. Par exemple, si le prêt est destiné à l'achat d'une voiture, « le bien existe » et pourrait potentiellement être récupéré et vendu par la banque en cas de difficultés, ce qui lui permettrait d'en « retirer une valeur ». Cette gestion optimisée du risque justifie l'octroi de taux plus avantageux au client.

Même si les prêteurs pourraient théoriquement intégrer une clause de destination dans un prêt personnel, un contrôle a posteriori serait délicat (vérifier la réalité d'un voyage ou d'un mariage, demander des preuves) et risquerait de « briser le lien de confiance », ce qui rend cette vérification peu probable dans la pratique.

Par ailleurs, l'avenir du crédit affecté fait l'objet d'un examen par la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE). La CJUE a été saisie pour déterminer si un crédit peut être annulé pour une raison autre qu'un problème de remboursement (comme la non-réalisation d'un achat). Cette décision, attendue dans les deux ans, pourrait potentiellement modifier les règles du marché.

]]>
Octobre 2025 Mon, 13 Oct 2025 14:25:00 +0200
Réparation automobile : pourquoi ne pas financer les dépenses avec un prêt à la consommation  https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-octobre/reparation-automobile-pourquoi-ne-pas-financer-depenses-pret-consommation.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-octobre/reparation-automobile-pourquoi-ne-pas-financer-depenses-pret-consommation.html Réparation automobile

Les automobilistes qui n’ont pas souscrit une assurance tous risques doivent se charger eux-mêmes des frais des réparations en cas de panne ou de dégâts consécutifs à un accident. Il faut pourtant savoir que cette dépense pèse lourd sur le budget des ménages. Raison pour laquelle certains choisissent de financer les travaux avec un prêt conso.

]]>
Octobre 2025 Mon, 06 Oct 2025 08:42:46 +0200
Le crédit ballon, un dispositif de financement automobile en pleine expansion https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-octobre/credit-ballon-dispositif-financement-automobile-pleine-expansion.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-octobre/credit-ballon-dispositif-financement-automobile-pleine-expansion.html Personne calculant le budget pour un projet automobile avec des icônes de clé de voiture

Le financement d’un véhicule évolue avec l’émergence de solutions intermédiaires adaptées aux nouveaux usages et aux incertitudes du marché. En forte croissance depuis 2023, notamment pour les modèles électriques et hybrides, le crédit ballon se positionne comme une formule à mi-chemin entre le prêt personnel classique et la location avec option d’achat (LOA). Il permet au souscripteur d’alléger ses mensualités tout en conservant une flexibilité décisionnelle à l’échéance du contrat.

]]>
Octobre 2025 Thu, 02 Oct 2025 09:23:50 +0200
Souscrire un prêt malgré des revenus moindres reste possible https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-octobre/souscrire-pret-malgre-revenus-moindres-reste-possible.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-octobre/souscrire-pret-malgre-revenus-moindres-reste-possible.html Souscrire un prêt malgré des revenus moindres reste possible

Le crédit à la consommation fait partie des moyens privilégiés par de nombreux ménages pour financer des projets spécifiques ou certains aspects de leur vie de tous les jours. Il peut être demandé même par ceux dont les rentrées d’argent sont limitées. Les établissements prêteurs prendront toutefois des précautions adaptées aux profils à risque élevé.

]]>
Octobre 2025 Fri, 25 Jul 2025 12:03:04 +0200
Le fonctionnement du prêt automobile avec garant https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-septembre/fonctionnement-pret-automobile-garant.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-septembre/fonctionnement-pret-automobile-garant.html prêt automobile avec garant

Le recours à un garant pour l’obtention d’un crédit automobile est une solution courante lorsque l’emprunteur présente un dossier jugé fragile par le prêteur. Si cette exigence n’est pas systématique, elle implique néanmoins des responsabilités importantes. Pour bien s’y préparer, il est essentiel d’en comprendre les conditions et les effets juridiques.

]]>
Septembre 2025 Fri, 25 Jul 2025 12:01:24 +0200
Comment financer les travaux d’aménagement d’une cuisine  https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-septembre/comment-financer-travaux-amenagement-cuisine.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-septembre/comment-financer-travaux-amenagement-cuisine.html Comment financer les travaux d’aménagement d’une cuisine 

L’aménagement ou la rénovation totale d’une nouvelle cuisine coûte entre 5 000 et 30 000 euros, en fonction du design et des éléments qui y sont intégrés. Il faut reconnaître que ces prix ne sont pas à la portée de tous les budgets, mais il est possible de financer le projet à l’aide d’un prêt bancaire.

]]>
Septembre 2025 Fri, 25 Jul 2025 11:59:06 +0200
Résilience climatique, un critère essentiel pour l’investissement immobilier https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-septembre/resilience-climatique-critere-essentiel-investissement-immobilier.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-septembre/resilience-climatique-critere-essentiel-investissement-immobilier.html Résilience climatique, un critère essentiel pour l’investissement immobilier

Le dérèglement climatique transforme profondément la perception des biens immobiliers en France. Selon une enquête de Notariat Services réalisée en août 2025, la majorité des propriétaires redoutent désormais une perte de valeur de leur patrimoine due aux phénomènes météorologiques extrêmes. Cette inquiétude se traduit par une double dynamique : adaptation du logement existant et réévaluation des choix de localisation.

L'essentiel à retenir
  • Les aléas climatiques sont devenus un critère majeur pour les acquéreurs immobiliers.
  • Entre anticipation des risques, investissement dans la résilience et recours à des conseils spécialisés, les comportements des propriétaires évoluent rapidement.
  • Cette transformation appelle à une adaptation des pratiques professionnelles et à une redéfinition des critères de valorisation immobilière, où la sécurité face aux événements climatiques devient un élément incontournable.

La crainte d’une dévalorisation imminente

Le climat est désormais perçu par les Français comme un critère essentiel de valorisation patrimoniale . L’étude révèle que 23 % des sondés craignent fortement une baisse de valeur de leur bien et 43 % expriment une inquiétude modérée, soit plus de deux tiers des propriétaires concernés.

Important Il en résulte une prise en compte systématique des risques environnementaux dans leurs projets immobiliers : 88 % des répondants intègrent ces facteurs dans l’acquisition ou la préservation de leur logement.

Pour les notaires et professionnels de l’immobilier, cette évolution impose un rôle accru de conseil et d’expertise. Selon Nathalie Duny, directrice de la communication de Notariat Services,

Les propriétaires n’achètent plus seulement un bien, ils sécurisent leur avenir face à des risques tangibles.

Nathalie Duny

La dimension patrimoniale du climat devient ainsi centrale dans la transaction immobilière.

Adaptation et mobilité : des stratégies contrastées

Pour se prémunir contre ces aléas, les Français privilégient deux approches : changer de lieu de résidence ou renforcer la résistance de leur logement . Près de 29 % des propriétaires se disent prêts à déménager immédiatement, tandis que 36 % considèrent cette option sous certaines conditions. Les destinations plébiscitées reflètent un compromis entre sécurité, accessibilité et cadre de vie : le littoral attire 35 % des répondants, contre 28 % pour les villes moyennes verdoyantes, 12 % pour le nord et 9 % pour la montagne. 6 % envisagent de s’installer à l’étranger.

Pour ceux qui choisissent de rester, la protection de leur habitat devient une priorité . L’enquête révèle que 44 % sont prêts à consacrer plus de 15 000 € via des prêts travaux pour renforcer la résilience de leur logement. Installation de climatisation performante (32 %), amélioration de l’isolation (28 %), remplacement des menuiseries (25 %), recours aux énergies renouvelables (22 %) et protections solaires extérieures (21 %) figurent par les projets envisagés.

Enfin, les propriétaires manifestent un besoin croissant d’accompagnement. Près de 39 % souhaitent disposer d’informations précises sur les risques climatiques, 34 % recherchent des conseils techniques, et 22 % attendent une valorisation des labels ou innovations résilientes.

]]>
Septembre 2025 Fri, 12 Sep 2025 07:16:16 +0200
Les conditions de revenus et d’éligibilité pour un crédit automobile https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-septembre/conditions-revenus-eligibilite-credit-automobile.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-septembre/conditions-revenus-eligibilite-credit-automobile.html Les conditions de revenus et d’éligibilité pour un crédit automobile

La capacité financière de l’emprunteur figure parmi les critères essentiels à la souscription d’un crédit automobile. Si aucun seuil de salaire officiel n’est défini, les banques examinent rigoureusement la solvabilité de l’emprunteur afin de sécuriser le prêt. Comment maximiser les chances d’acceptation de la demande, même avec des revenus limités ? Éléments de réponse.

]]>
Septembre 2025 Fri, 25 Jul 2025 12:08:36 +0200
Crédit à la consommation : quelles nouvelles règles pour les mini-crédits et les paiements fractionnés en 2025 ? https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-septembre/credit-a-la-consommation-quelles-nouvelles-regles-pour-les-mini-credits-et-les-paiements-fractionnes-en-2025.html https://www.meilleurtaux.com/credit-consommation/actualites/2025-septembre/credit-a-la-consommation-quelles-nouvelles-regles-pour-les-mini-credits-et-les-paiements-fractionnes-en-2025.html

Face à une hausse préoccupante du surendettement liée aux mini-crédits et aux paiements fractionnés, une ordonnance de septembre 2025 vient renforcer le cadre réglementaire. Elle transpose une directive européenne actualisée qui vise à mieux protéger les emprunteurs et harmoniser les normes dans l’Union européenne.

L’essentiel à retenir

  • La réglementation européenne s’élargit désormais aux crédits de moins de 200 euros, mini-crédits et paiements fractionnés ou différés.
  • Une consultation facultative du fichier national des incidents de remboursement sera possible pour ces crédits courts ou de faible montant.
  • Un encadrement accru des publicités sur le crédit interdit notamment la valorisation de la facilité d’obtention.
  • Ces mesures visent à réduire les risques de surendettement, qui concernent de plus en plus de Français avec ces types de crédits.

Un cadre renforcé et élargi

La directive européenne modernisée, intégrée en France par une ordonnance récente, étend son champ d’application. Sont désormais concernés :

Cette extension répond à une évolution des pratiques de consommation, où ces formes de crédit, auparavant marginales, se sont fortement développées et sont devenues des sources fréquentes de surendettement.

Une meilleure protection des consommateurs

Pour limiter les risques, plusieurs mesures clés sont mises en place :

  • La possibilité pour les établissements financiers de consulter, de manière facultative, le fichier national des incidents de remboursement pour analyser la solvabilité des emprunteurs sur les crédits de moins de trois mois, sans intérêt ni frais, ou inférieurs à 200 euros.
  • Un allègement des informations à fournir dans les contrats pour les crédits courts ou de faible montant, tout en assurant la transparence nécessaire.
  • L’interdiction de certaines publicités mettant en avant la rapidité ou la facilité d’obtention des crédits, pour éviter des sollicitations trompeuses.

Ces dispositions doivent aider à mieux encadrer des pratiques qui, sans vigilance, poussent un nombre croissant d’emprunteurs vers des situations financières difficiles.

Avec ces règles, la France se met en conformité avec une directive européenne plus protectrice, dans un contexte où la prudence dans l’octroi de crédits à faible montant devient cruciale pour prévenir le surendettement.

]]>
Septembre 2025 Fri, 05 Sep 2025 12:35:49 +0200